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"Toutes les interviews"
L'interview
Qui
est Frédéric Lordon ?
Boîte
noire 
Pour
aller plus loin...
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J'ai
dû louper un épisode...
les
interviews de Pascale Fourier
****
Frédéric
Lordon, directeur
de recherche au CNRS,
Interview
du 6 Mars 2009
Thème:
la crise !
Partie
1/4
Crise:
l'urgente nécessité de la nationalisation intégrale
des banques
-
L'interview
en entier
14 mn 51 à télécharger en
MP3
- La
video en 3 parties
de
5 minutes faite grâce aux bons soins de Marianne 2
- La
transcription
en
.doc
,
et en PDF
-
Qu'en
Octobre 2008, la crise était un problème de
dettes immobilières des ménages
-
et
que, comme on avait appris des crises précédentes
et celle de 29 en particulier, on a assisté là
à l'ouverture du robinet à liquidités
et relance budgétaire,
-
mais
que c'est insuffisant
Plage 1 - 2 mn 13
-
qu'à
l'époque, une solution existait pour enrayer immédiatement
la crise : il fallait renflouer les ménages pour
renflouer les banques,
-
ce
qui permettait un lissage de la charge pour les finances
publiques sur les calendriers initiaux des dettes contractées(
20-30 ans)
-
que
les ménages seraient redevenus solvables, les actifs
dérivés du coup auraient été
restaurés dans leur valeur, on effaçait du
coup les pertes bancaires et les banques pouvaient re-prêter
Plage 2 - 2 mn 46
- Mais
que cette solution avait une date limite fraîcheur :
mi-Novembre 2008
- car
qu'après
cette date, on passe d'une situation où les banques
sont en mauvais était à une récession
franche
-
et
que la récession est
une machine à créer de la mauvaise dette
-
parce
que la récession amène le chômage, donc
des difficultés encore plus grandes pour rembourser
les prêts, et parce que surtout les anciennes activités
rentables cessent de l'être
-
et
que c'est un enchaînement
sans fin, raison pour laquelle les plans ont toujours un
ordre de grandeur de retard
Plage 3 - 2 mn 12
-
Qu'en
fait, trouver
une solution se heurte à des réticences idéologiques.
-
Qu'en
octobre, il était hors de question de sauver des
agents économiques qui ne soient pas des banques
-
qu'actuellement;
la clef de l'amélioration des choses si ce n'est
de la sortie de crise est la nationalisation
intégrale du système bancaire
-
pourquoi? Parce que même des banques qui voudraient
jouer le jeu et prêter ne le peuvent pas : les nouveaux
crédits deviendront de mauvaises dettes à
cause de la récession et personne ne s'y risquera.
-
Qu'il
faudrait donc que toutes les banques prêtent toutes
en même temps, ce qui relancerait la machine
-
mais
pour que cela réussissent,
il faut bien évidemment que cela soit fait de façon
coordonnée, et qu'il n'est qu'une entité capable
d'assurer cette coordination, l'Etat, qui doit donc prendre
les commandes.
-
et
que
prendre les commandes, c'est nationaliser, et nationaliser
de façon intégrale
Plage 4 - 3 mn 39
-
qu'évidemment,
on se heurte là aussi à des réticences
idéologiques.
-
que
les USA vont devoir nationaliser, mais ils le feront de
la plus mauvaise manière en nationalisant des banques
au cas par cas, ce qui fera passer à côté
de l'effet de coordination nécessairement.
-
qu'on
on assiste à un débat surréaliste aux
USA ! Le mot est impossible même à prononcer
pour certains....
-
Qu'on
risque donc de passer à côté de l'occasion
de trouver une solution , et à force de passer à
côté des solutions possibles, cela risque de
mal finir...
Plage 5 - 3 mn 59
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